mercredi 15 juillet 2009

Le 14 juillet avec les soldats français de la FINUL

Le 13 juillet, le journal m'a envoyé en reportage.
Il s'agissait de couvrir les cérémonies du 14 juillet qui se tenaient dans le Sud Liban à la base d'At-Tiri, en compagnie des soldats français de la FINUL.

Tout était intéressant et excitant du début à la fin !
Je suis partie avec une soixantaine de français dans un bus apprêté pour l'occasion.
Ces Français sont les cadres de grandes entreprises françaises au Liban, ils sont aussi pour la plupart d'entre eux, conseillers pour la France sur la situation économique au Liban.
C'est assez troublant de se retrouver au milieu de dizaines de personnes qui se connaissent tous, qui travaillent ensemble et qui, socialement, viennent du même milieu (celui des expatriés français) . Mais l'avantage de l'étiquette "journaliste" est qu'on est toléré et on peux observer tout ce petit monde sans trop de désagréments.

Il nous a fallu trois heures de car pour atteindre la base d'At-Tiri.
Normalement, le trajet ne prend pas aussi longtemps, mais il faut savoir que l'accès au Sud du Liban est resté un moment interdit aux étrangers car la situation y était trop instable.
Aussi à partir du fleuve Litani, on a été escorté par trois véhicules blindés des Nations Unis. Ce premier contact avec l'armée fut impressionnant. J'avais l'impression d'être dans un reportage avec ces gros chars blancs avec dessus quelques casques bleus qui se baladent au fil des bosses de la route, il ne manquait plus que la voix off décrivant les missions de la FINUL !

Les cérémonies ont commencé par une démonstration des savoir-faire de la FINUL.
Je ne pensais pas que ça allait être aussi impressionnant. N'étant pas passionnée par les armes ni par les chars, j'ai me suis pourtant laissée surprendre par le spectacle.
Car effectivement, la démonstration, rythmée par différentes musiques (Star Wars pour le déminage et un rock-métal pour les chars) était bleuffante.
Voir débouler un char Leclerc à toute allure, dans la poussière, avec le canon pointé sur la tribune ... produit un certain effet.
Après la démonstration, les soldats nous ont invité très simplement... à monter sur les chars ! C'est donc en tongs et pantalon blanc que j'ai entrepris l'ascension du Leclerc ( ok, j'avoue, portée par deux soldats !!!).
Installée à l'intérieur du cockpit, on se rend compte de l'inconfort que les soldats subissent au quotidien : pas de place, une chaleur à crever, surtout que les soldats ont un équipement très lourd sur les épaules et ceci en plus d'une concentration absolue pour diriger le char...
Ça ne doit pas être une partie de plaisir tous les jours !

Le reste de la journée a été consacré aux diverses cérémonies, prise d'arme, remise de médailles, levée des couleurs, Marseillaise, concert de la fanfare des Forces Armées Libanaises...

Ce qui a été très sympa, c'est qu'en temps que reporter, j'ai été prise en charge par un lieutenant (une jeune fille, Solenn, adorable) qui a répondu à toutes mes questions, m'a baladée un peu partout.
En discutant avec elle et avec d'autres soldats, je découvre ce qu'est aujourd'hui le métier de soldat.
Ils ont une vrai mission de contact avec la population. Par exemple, Solenn donne des cours de Français à des filles dans un village.
Ces soldats sont des personnes extraordinaires, ils acceptent de passer 4 mois sur cette base, dans des conditions pas forcement faciles pour aider des populations en difficulté.
C'est un peu comme un médecin qui exercera son travail dans le but de sauver des vies.
Ici, surtout au sein de la FINUL, l'objectif est de ramener la paix au Sud du Liban et pour l'instant, c'est chose réussi.
Bien sûr quand on discute avec les soldats, ils disent bien qu'ils sont le dernier échelon et que c'est au niveau supérieur que les grandes lignes de la politique se discutent, mais ici, ils ont l'impression d'œuvrer pour la paix.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire