Salma, une prof d'histoire de l'université américaine m'a emmené dans un tout petit café, au fond d'une cour dans le quartier d'Hamra ( qui est le quartier des intellectuels libanais. Peut être est-ce une comparaison un peu hâtive, mais il me fait penser au St Germain-des-Près de Beauvoir et Sartre.)
Tous les mercredi c'est soirée poésie. Quelques poètes de Beyrouth se retrouvent pour déclamer des vers. Rien de formel, tout le monde s'assoie autour d'un verre et quand un poète se sent prêt, il se lance.
Je n'ai évidemment pas compris les poèmes, mais l'ambiance proche de celle des films de Wong Kar-Wai surtout dans In the Mood for love était juste envoutante.
C'est un bar assez exceptionnel ici, plein d'objets rétros, le patron ne chercher pas l'argent au contraire, il offre les consommations à ceux qui ne peuvent pas payer, on vous sert à manger, il a aussi parait-il une belle collection de whisky.
Ça fait du bien de découvrir que Beyrouth n'est pas qu' argent et grosses voitures. Ici on se retrouve autour du sens et des sons et finalement ça se mêle super bien avec les nuits chaudes de la capitale.
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